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Présentation du voyage

Mon carnet de voyage en Iran
En 1976 j’étais allée en Afghanistan puis au Yemen en 1977. L’Iran était dans mes projets. Le 11 février 1979 l'Ayatollah Khomeini arrive au pouvoir et marque la fin de l'Empire d'Iran. En juin 1979, le mouvement pour la liberté déclare l'Iran "République Islamique". Depuis, j'ai attendu que les tensions politiques diminuent et permettent un tourisme correct. J'ai même pensé que je n'irais jamais en Iran de ma vie.

Début 2016, les relations entre la République islamique et les pays occidentaux s’apaisent. Le tourisme en Iran a le vent en poupe. Je pars !
©PlaneteJoce
Difficultés avec Internet
Mon blog n'a pas pu être rédigé comme je le fais d'habitude "en live" pour deux raisons : tout d'abord à cause de la censure iranienne : Blogger n'était pas accessible. Je ne suis arrivée à me connecter qu'au travers d'une appli VPN téléchargée sur mon téléphone, et c'était trop petit, trop compliqué pour écrire J'ai essayé durant les heures de trajet en bus, mais entre le bus qui tanguait et la petitesse du clavier... Quant à ma tablette elle ne ma servi qu'à sauvegarder les photos car je n'y avais pas téléchargé de VPN.

Et puis le voyage a été tellement copieux en visites et en rencontres que je n'ai simplement pas eu le temps.
Mais j'ai pris des notes et je m'y suis mise dès que je suis rentrée.

Mon voyage a eu lieu entre le 21 avril et le 21 mai 2016.

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AU HASARD DE MES ARTICLES

samedi 30 avril 2016

Shiraz (1) - Persepolis

Persepolis se trouve à 60 km au nord-est de Shiraz. C'était une capitale de l’empire perse achéménide. 
Les Iraniens l'appellent Takht-e Jamshid (Le trône de Jamshid), Jamshid étant le premier, sans doute mythique, chef de l'Iran. 

Persépolis est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. 

Le joyau de l'art achéménide 

Persépolis est le plus impressionnant de tous les sites archéologiques en Iran, tout d’abord par son étendue mais surtout par la taille et la nature de ses ruines. La cité est située dans une haute plaine entourée de montagnes.


Persépolis a été fondée par Darius le Grand autour de 521/518 avant J.-C. Conçu pour être le siège du gouvernement pour les rois achéménides et un centre pour les réceptions et fêtes rituelles.

Darius I

A peine les travaux de Suse terminés, Darius Ier entreprend, vers 518 av. J.-C., la construction d’une nouvelle capitale dans la plaine de Marv-e Dasht, à peu de distance de Pasargades qui était la capitale de Cyrus le Grand. 

Le trajet effectué chaque année depuis Suse, la capitale administrative située à plus de 500 kilomètres, devait être long et difficile, et devait certainement accentuer l’effet recherché.

Parsa (mieux connue sous son nom grec de Persépolis) n’a eu aucun rôle administratif ou commercial mais était peut-être destinée uniquement à servir de cadre aux fêtes du Nouvel An, le Norouz, lorsque les envoyés de tous les peuples soumis à l’empire perse venaient déposer leurs offrandes au pied du Roi des Rois, sous l’égide du grand dieu Ahura-Mazda.

Il est maintenant certain que la cité était occupée en permanence et tenait un rôle administratif et politique central pour le gouvernement de l’empire. De nombreuses archives écrites sur des tablettes d’argiles découvertes dans les bâtiments du trésor et les fortifications ont permis d’établir ces rôles, et livrent des renseignements précieux sur l’administration impériale achéménide et la construction du complexe.

La construction de Persépolis se poursuivit pendant plus de deux siècles, jusqu’à la conquête de l'empire et la destruction partielle de la cité par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.

L’aspect monumental du site, l’immensité de la salle d’audience et de la salle du trône, dite salle aux 100 colonnes étaient bien faites pour impressionner les vassaux du Grand Roi. Le choix du site de Persépolis n’avait rien d’arbitraire : construite pour symboliser la puissance des souverains Achéménides, la ville ne pouvait, dans ce sens, que profiter de son isolement géographique.

Pour en savoir + sur l'Histoire, mon autre article sur le blog : ICI

La découverte 

Le site est plusieurs fois visité au cours des siècles par des voyageurs occidentaux, mais ce n’est qu’au 17e siècle qu’il est authentifié comme étant les ruines de la capitale achéménide. Les ruines n'ont pas été fouillées jusqu'à ce que l'Institut oriental de l'Université de Chicago ait parrainé une expédition archéologique sous la supervision du professeur Ernst Herzfeld 1931 à 1934, et Erich F. Schmidt 1934-1939.

Image d'Internet


Les ruines n'ont pas été fouillées jusqu'à ce que l'Institut oriental de l'Université de Chicago ait parrainé une expédition archéologique sous la supervision du professeur Ernst Herzfeld 1931 à 1934, et Erich F. Schmidt 1934-1939.





Persépolis comprend un vaste complexe palatin érigé sur une terrasse monumentale qui supporte de multiples bâtiments hypostyles. Ces palais ont des fonctions protocolaires, rituelles, emblématiques, ou administratives précises : audience, appartements royaux, administration du trésor, accueil.

À proximité de la Terrasse se trouvaient d’autres éléments : habitations de la ville basse, tombes royales, autels, jardins.

Photo de moi, vue de la colline.


On entre par un immense escalier de pierre.







VIDÉO
On entre


Des écoliers iraniens vient visiter aussi le site.


Immédiatement une porte avec des statues géantes de lion à la tête d'homme.
















De nombreux bas-reliefs sculptés sur les escaliers et portes des palais représentent la diversité des peuples composant l’empire. D’autres consacrent l’image d’un pouvoir royal protecteur, souverain, légitime, et absolu, ou désignent Xerxès Ier comme successeur légitime de Darius le Grand.

Les multiples inscriptions royales persépolitaines cunéiformes rédigées en vieux-persan, babylonien, ou élamite, gravées à divers endroits du site, procèdent des mêmes buts, et précisent également pour certains bâtiments le roi ayant ordonné leur érection.












Darius 1er, fondateur de Persepolis en 518 av. J. C.










Il reste très peu de couleur, mais ce petit coin de couleur ocre laisse imaginer que la frise était tout entière colorée.



Cette frise j'en avais rêvé parce que je l'avais vue sur de nombreuses images. Mais j'ai été, en quelque sorte, un peu déçue, parce que sur les images elle paraît être très haute, énorme, et en fait elle n'est pas grande. Les sculptures des dignitaires sont petites, pas aussi grandes comme la frise des archers que l'on voit au musée du Louvre, par exemple.





Procession des nobles et dignitaires

Lors de ces célébrations, les plus importantes du calendrier mazdéen, les envoyés de tous les États vassaux de l’Empire achéménide viennent présenter leur tribut au Roi des Rois. C’est cette cérémonie que l’on voit représentée sur les escaliers de l’Apadana. Toutes les satrapies y sont représentées. Aucun étranger ne pouvait assister à ces cérémonies.






















































Le tombeau





La vue de la haut






MON FILM



La destruction

Les palais ont été pillés et brûlés par Alexandre le Grand en 331-330 av. J.-C.

Bien que mis à feu et détruite par Alexandre dans un geste symbolisant la destruction de la puissance impériale perse, ses ruines encore imposantes permettent une reconstruction assez complète de son aspect d'origine.

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